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Besoins éducatifs particuliers et handicaps en Europe

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En France, difficile de sortir du terme « handicap », notamment dans les propos politiques et textes réglementaires, même si les universitaires, ou des associations -l’APAJH en tête-, ont une préférence pour la notion de "situation de handicap". Pourtant, des termes plus larges sont également utilisés, et notamment dans les pays anglo-saxons : besoins éducatifs particuliers, besoins éducatifs spéciaux. Ce que les anglais traduisent par "Special Educational Needs".


Besoins particuliers ou en situation de handicap ?

Lorsque les « besoins spéciaux » se réfèrent à un contexte éducatif, alors le terme français généralement utilisé est « besoins éducatifs particuliers ».

S’inscrivent dans cette catégorie les enfants ayant besoins de « plus » de services que les autres, mais qui vivent néanmoins dans un contexte familial, et non dans une institution (orientation en établissement médico-social par exemple).

Ce sont les enfants qui rencontrent des obstacles importants dans leurs apprentissages (troubles du langage, de l’attention,…) ou encore souffrent de restrictions motrices ou sensorielles. On y associe également parfois les obstacles de nature sociale. Les enfants présentant un handicap sont inclus dans cette définition large.

Il est toutefois difficile de définir précisément cette notion de « Special Educational Needs », puisque chaque pays la décline de manière différente. Ainsi, la dernière enquête de la Commission Européenne sur l’éducation et la formation, en novembre dernier, indique qu’il existe des différences importantes selon les pays, même si le point commun est de parler des enfants qui ont besoin d’une « éducation spéciale » mais pas pour autant exclus du système éducatif ordinaire… Ce que résume Georgia Henningsen, coordinatrice pour l’Egalité des Chances au sein de la Commission Européenne, en parlant des « élèves à besoins spécifiques extraordinaires » et des "élèves à besoins spécifiques ordinaires"…

Quels principes ?

Les principes d’une réponse adaptée aux besoins éducatifs particuliers ont été posés depuis une bonne quinzaine d’années dans un certain nombre de déclarations européennes :

  • “Les enfants ayant des besoins éducatifs spéciaux doivent bénéficier d’un soutien pédagogique supplémentaire dans le cadre d’un programme  pédagogique ordinaire et non différent ” Conférence de Salamanque juin 1994
  • “Un handicap en tant que tel n’existe pas, il est le produit d’une interaction constante entre un individu et son environnement ” Traité Union Européenne sur le statut des personnes handicapées 1995
  • “L’école pour tous et chacun entend s’adapter à la personne et non l’inverse ; une éducation en milieu ordinaire est un principe de base pour tous et pour chacun ” Charte européenne 1996

Depuis la fin des années 1990, l’ouverture du système éducatif aux enfants «différents» a suscité des débats qui ont changé la perception du handicap. «L’approche pédagogique a pris le pas sur le concept médical. On part du principe que tous les enfants ont des capacités et des besoins différents», indique Victoriana Soriano, de l’Agence européenne pour le développement des besoins spécifiques en éducation.

Cette agence, créée en 1996, a pour objectif de travailler à l’amélioration de la qualité de l’éducation des personnes à besoins éducatifs particuliers. L’institut National de Suresnes (http://www.inshea.fr/) représente la France au sein de l’agence.

L’ambition est de faire admettre que tout enfant, quels que soient ses besoins éducatifs particuliers, puisse tirer profit de l’école le plus possible, afin de lui offrir une transition réussie vers l'âge adulte et le monde de l'enseignement secondaire et supérieur, de formation ou de travail.

Quelles réponses ?

Aujourd’hui, tous les pays s’inscrivent dans une approche inclusive. Issue d’un mouvement anglo-saxon revendiquant dès les années 70 une meilleure prise en compte des besoins des personnes en situation de handicap, elle s’oppose à l’approche intégrative antérieure, en ce sens qu’il revient à l’environnement de s’adapter aux besoins de la personne, et non plus à la personne de s’adapter à l’environnement.

Les Etats membres de l’union européenne appliquent cette politique de « l’éducation inclusive » à leur rythme et selon leur propre système de valeurs, ce qui conduit à des pratiques différentes selon les pays.

Trois tendances se dessinent :

  • Une approche visant à scolariser presque tous les élèves dans l’enseignement ordinaire, avec la présence de services spécialisés concentrés dans les écoles ordinaires et répondant aux différents besoins spécifiques (Suède, Norvège, Espagne, Grèce, Italie, Portugal) ;
  • Deux systèmes d’enseignement distincts, ordinaire et spécialisé (Allemagne, Belgique, Pays-Bas) ;
Une approche multiple proposant des formules intermédiaires : classes spéciales à temps plein ou partiel, coopération entre les écoles ordinaires et spécialisées (Angleterre, Autriche, Danemark, Finlande, France). A noter qu’en France, la loi Handicap du 11 février 2005 a remplacé le terme d’enseignement spécialisé par enseignement adapté (dans l’enseignement ordinaire) et celui d’établissement spécialisé par établissement sanitaire ou médico-social.
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