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L'OFSH en 10 questions - 8. Quels est le point de vue des archives ?

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Index de l'article
L'OFSH en 10 questions
2. Pourquoi avoir créer l'OFSH ?
3. Comment sont receuillies les archives ?
4. Où sont conservées les archives des familles en situation de handicap ?
5. Qu'appelle t'on archies des familles ?
6. Quels sont les enjeux autour de la conservation des archives ?
7. Qu'en pensent les familles ?
8. Quels est le point de vue des archives ?
9. Quelle est la position de l'universitaire ?
10. Quelles sont les conditions de consultation et d'utilisation des archives de l'OFSH ?
Documentation OFSH
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8. Quels est le point de vue des archives ?

Les Archives municipales de Lyon conservent près de quinze kilomètres linéaires d’archives. Il s’agit à l’origine d’archives publiques produites par l’administration municipale, auxquelles se sont ajoutées des archives privées. Le plus ancien document public conservé a été produit par l’administration municipale en 1294. Les Archives municipales de Lyon accueillent désormais un fonds d’ampleur nationale : celui des familles en situation de handicap.

Noëlle Chiron-Dorey est attachée à la conservation, chargée des fonds privés et figurés, membre du conseil scientifique de l'OFSH.

"Les Archives municipales de Lyon sont partenaires de l’OFSH et représentées au sein de son conseil scientifique, au même titre que des universitaires, des membres de Handicap International et de L’APAJH.

De notre point de vue, l’OFSH est un projet très porteur qui permet de sauvegarder une mémoire individuelle ou familiale, pour laquelle aucune structure traditionnelle de conservation et de consultation n’était à ce jour prévue, et de la mettre à la disposition de la collectivité.

Il existe d’autres fonds d’archives privées spécialisés : les Archives départementales du Val-de-Marne abritent ainsi un fonds consacré aux associations de jeunesse et d’éducation populaire. Mais l’OFSH représente une première en France et va permettre de créer un gisement d’archives spécifiques qui n’existe pas encore.

Cela va évidemment favoriser les possibilités de recherche sur le handicap, mais cela représente aussi un

autre intérêt, pour les familles, en faisant émerger une identité collective.

Auparavant, l’histoire s’intéressait surtout à la dimension événementielle. L’histoire sociale s’intéresse aujourd’hui à la vie des gens au quotidien : on leur donne la parole.

Les Archives municipales de Lyon ont recueilli à ce jour 700 mètres linéaires d’archives privées. On y trouve des archives personnelles et familiales, des fonds d’associations, d’entreprises, d’architectes, et quelques fonds de photographes.

Dans le cadre de l’OFSH, les familles pourront faire don de documents les concernant à la collectivité. Le don d’archives est inaliénable et imprescriptible, à la différence du dépôt d’archives. Cette formule a été retenue pour des raisons évidentes de gestion, afin que la conservation et la communicabilité des archives soient assurées dans les meilleures conditions.

Le caractère définitif de ce don est compensé, dans l’esprit des familles, par la pérennisation des documents remis, leur valorisation progressive, leur utilité pour la recherche. Ces archives vont en effet être traitées, c’est-à-dire décrites, indexées sur une base informatique, avec possibilité d’éditer des instruments de recherche. Elles pourront être utilisées par les chercheurs, mais également par l’OFSH et les Archives municipales dans le cadre d’expositions, de colloques, d’animations et de publications diverses.

Lors du don, les familles délèguent la communicabilité de leurs archives au conseil scientifique de l’OFSH. Elles peuvent choisir que leur nom soit cité ou non dans le cadre des études faites à partir de leur don.

Tout type de support peut être remis aux Archives municipales, car les supports évoluent à travers les époques. Nous nous attendons à recevoir des écrits comme des journaux intimes, des correspondances, des dossiers administratifs, mais aussi des enregistrements audio et vidéo, des photographies, des disquettes, par exemple. Le seul motif de refus pourra être lié au fait que le document ne constitue pas un original, ou qu’un doute existe quant à son authenticité.

Le conseil scientifique de l’OFSH aura un double rôle : orienter les familles, les aider à établir un inventaire sommaire de leurs archives, comme il est précisé dans la fiche de don ; il délibèrera ensuite sur les demandes de communication, l’accès étant réservé à des chercheurs et étudiants de niveau maîtrise et au-delà, dans le respect des conditions fixées par les familles. Concernant les archives privées dont nous disposons déjà, nous traitons couramment ce genre de demande."



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